Modalité d'utilisation des huiles essentielles

VOIES DE PENETRATION


Plusieurs possibilités sont offertes :
-    par voie buccale (tube digestif, estomac, intestin grêle). Ne jamais dépasser 5 gouttes par prise.
-    par voie rectale (lavement, muqueuses du gros intestin).
-    par injections vaginales (vagin, utérus, ovaires).
-    par voies respiratoires (poumons, bronches).
-    par voie cutanée (sur toute la surface du corps, à l'exception des muqueuses).

Voie buccale

Les essences n'étant pas hydrosolubles, il sera nécessaire de les prendre soit avec un sucre (roux de préférence ) pour les essences de faibles densités ; pour les essences résinoïdes, on les mélangera dans des proportions diverses avec du miel.

Voie rectale

Là où les essences sont rendues hydrosolubles et mélangées à l'eau de lavage.
On peut ainsi utiliser des lavements huileux, ou mieux encore, des suppositoires aux huiles essentielles.

Injections vaginales

Là où les essences sont rendues hydrosolubles et mélangées à l'eau de lavage.

Voie respiratoire

- à partir d'inhalation classique, à partir d'une micro-pulvérisation,
- à partir d'un diffuseur classique (évaporation ),
- à partir d 'un inhalateur d'oxygène, les essences sont mélangées au barboteur­ humidificateur : un débit de 3 l./min . d'oxygène s'avère suffisant.
-à partir d'une cabine sauna ; là où les essences seront rendues hydrosolubles. Mélangées à l'eau du goutte à goutte, elles seront véhiculées par la vapeur d'eau.

Voie cutanée

Afin de bien comprendre le processus, nous allons faire un bref  commentaire sur l'anatomo-physiologie  de la peau.

Pour les naturopathes , la peau est "la plus grande glande endocrine" de l'organisme . Sa surface varie de 1,7 m2 à 2,26 m2 et son poids est d'environ 5 kg. C'est une des plus actives par les fonctions qu'elle assure : protection, respiration, absorption, régulation thermique, réception nerveuse, etc.

a) L'épiderme

Il se présente sous la forme d'une couche superficielle ou couche cornée faite de cellules mortes ou kératinisées. Vient ensuite la couche basale et mu­ queuse composée de cellules vivantes. Elle réalise suivant les besoins des actions diverses : excrétion, digestion, synthèse chimique, etc.

En résorbant les déchets et résidus qui lui parviennent des plasmas, les zones ondulées sous-jacentes du derme - en chimiste parfait - elle crée des synthèses d'éléments incomplets, elle fabrique des vitamines (vitamine D à partir du choles­ térol), elle élabore des hormones, des cellules sympathiques nerveuses, elle mute des microbes en ferments utiles, etc.

A la suite de ces différents processus , elle rejette vers la surface sous forme de substances neutralisées, soufrées et cornées des déchets réellement inutilisables ; l'élimination par la couche cornée se caractérise par les pellicules qui se détachent de la peau ou à la crasse qui apparaît au moment du peeling effectué au cours des divers bains hypercaloriques.

b) Le derme

Nous le trouvons sous l'épiderme. C'est une couche plus épaisse. Cette der­ nière est sillonnée de nerfs et richement vascularisée par un prodigieux réseau de capillaires qui forment un e barr ière endothéliale entre le sang et les liquides extra-cellulaires. Leur diamètre est très variable ; il en existe de très larges, 20 à 30 microns, d'autres plus petits, 5 à 6 microns. Une de leurs grandes propriétés est la variation de leur calibre, qui peut passer du simple au double, voire même au triple. Cette variation joue un rôle très important dans la régulation de la pression sanguine. Quand tous les capillaires sont dilatés, il en résulte une chute énorme de la tension artérielle (grande surface d'absorption). Les capillaires présentent aussi une certaine perméabilité et son degré joue un rôle dans le phénomène de sécrétion et
de résorption.

c) Les  glandes  sudoripares et sébacées

Toujours dans le derme, nous trouvons deux sortes de glandes aux fonctions bien précises : les sudoripares et les sébacées. Les premières retien nent les résidus uriques à la manière des reins les secondes les résidus de floculation, acides gras, etc. à la manière des poumons. Le nombre approximatif des glandes sudorifiques dépasse 2 millions. On en compte environ 120 à 370 par cm2 ; La glande sudoripare, par sa structure, est comparable à un néphron. On en dénombre dans les deux reins environ 1,3 millions (néphrons).

Par cela même, on comprend que la peau représente une surface d"élimination deux fois plus importante que celle des reins.
Les glandes sébacées approchent les 250 000. Sur certaines parties du corps, elles sont plus nombreuses que les glandes sudoripares (front, ailes du nez), mais leur nombre total est huit fois moins grand que celui des sudoripares.

Leur rôle principal est de participer aux fonctions d'élim ination en rejetant le gaz carbonique, les colles lipoïdes, les acides gras etc. et toutes les substances analogues à celles rejetées par les voies respiratoires (poumons, gorge, nez). Il apparaît d'emblée que si la surface et les moyens d'élimination sont énormes, la surface et les moyens d'absorption le sont tout autant.

Cette absorption est réalisée :
-    par onction localisée ou généralisée,
-    par bains hypercaloriques.

Cependant, certaines conditions 1 afin d'obtenir les meilleurs résultats, doivent être respectées. L'individu mala de ou fatigué est avant tout contracté crispé en un mot "fermé". Que faut-il faire ?

Première condition : le relaxer (rupture cortex-diencéphale ).
Deuxième condition : le débloquer, l'assouplir, l'étirer (massage, manipulation).
Troisième  condition : le réchauffer.

Nous savons que l'absorption par les cellules musculaires dépendra en partie de la température de ce dernier. Un muscle chaud absorbe 4 fois plus que dans des conditions normales. D'autre part, les terminaisons nerveuses, lorsqu'elles sont excitées, absorbent aussi beaucoup plus d'éléments qu'au repos. La vaso-dilatation qui l'accompagne offre, elle aussi, des possibilités décuplées, ainsi que nous l'avons vu plus haut.Quatrième condition :le peeling, c'est­ à-dire, débarrasser au maximum
l'épiderme de sa couche de cellules mortes (kératine), afin que celui-ci offre le moins de résistance à la pénétration.

Cinquième condition : l'onction. Elle s'effectue à l'aide des huiles essentielles que l'on peut employer soit seules, soit en mélange (complexe aromatique) et en établissant le pourcentage des constituants.

 

VITESSE DE PENETRATION


Suivant les techniques , les zones de pénétration, la vitalité de l'individu, la vitesse d'absorption des huiles essentielles se fera plus ou moins rapidement : une à deux heures. Le sujet est souvent surpris de trouver ses urines ou ses selles parfumées . Nous insistons tout particulièrement sur le fait que la peau doit être propre et les pores débarrassés de tout déchet faisant écran.